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Promenons nous dans les bois, pendant que le loup y est pas ~ Le Petit Chaperon Rouge

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Message Sujet: Promenons nous dans les bois, pendant que le loup y est pas ~ Le Petit Chaperon Rouge 29.07.16 15:34


   
Hannah Wolffhart

   
I'm untouchable darkness, a dirty black river to get you through this. In the mouth of madness, down in the darkness


   

   Nom : Wolffhart
   Prénom : Hannah
   Âge : 19 ans
   Situation familiale : Célibataire
   Conte Originel : Le Petit Chaperon Rouge
   Personnage incarné : Le Petit Chaperon Rouge
   Particularités : Porte toujours un manteau rouge avec un capuchon confectionné par sa grand-mère. Pour qu'on la retrouve facilement disait-elle. Attiré par le danger.
   Métier : Caissière et livreuse à la boulangerie-pâtisserie de Mr Kaysar.
   Groupe : Frères Grimm
   Avatar : Katie McGrath

   

   
Anecdotes

♦️ Dans son monde originale elle s’appelait Agnes et était la fille du Crémier.
♦️ A Storybrooke son nom est Hannah Wolffhart. Elle est la petite fille d'Esme Wolffhart, propriétaire du café et du l'hôtel Chez Granny.
♦️ Agnès comme Hannah sont toutes deux de jeunes femmes très enjouées et souriantes. Elles aiment s'entourer d'une bande d'amis. Toutes deux sont très honnêtes et ne se laissent pas marcher sur les pieds. Elles sont attirées par le danger.
♦️ Agnès est très jalouse et protectrice envers ce qu'elle considère comme lui appartenant. Et n'hésite pas à utiliser des moyens ... définitifs.
♦️ Hannah adore les chiens. Elle a d'ailleurs trois gros chiens de chasses qui la suivent où qu'elle aille au grand damne de sa grand-mère qui les détestes. Elle les emmènes régulièrement se promener avec elle dans la forêt de la ville.
♦️ Hannah est enceinte de trois mois d'un petit ami qui l'a abandonné quand elle lui a apprit la nouvelle.
♦️ Elle garde les enfants des gens de la ville assez souvent pour se faire de l'argent, mais son véritable travail est à la boulangerie-pâtisserie de Mr Kaysar où elle travaille comme caissière et s'occupe également de la livraison à domicile.
   

   


   
Dans Votre Monde Originel

Assise par terre, le visage couvert de terre et de larmes, ses chaussures perdues durant sa course, serrant son manteau rouge contre elle pour tenter vainement de se protéger du froid, Agnes, onze ans, se demandait comment elle allait bien pouvoir se sortir de ce mauvais pas.

C’était entièrement de sa faute. Ça, elle voulait bien l’avouer. Elle n’aurait pas dû croire Henrik quand il avait dit que son frère avait vu des fleurs bleues dans la forêt. Mais Mama était triste ces temps-ci, alors elle s’était dit que de jolies fleurs lui remonteraient le moral. Elle avait pris son panier ainsi que son manteau rouge que lui avait fait Granny, et elle était partit discrètement dans la forêt, pensant rentrer avant que l’on se rende compte de son absence.

Eh bien évidemment, ça ne c’était pas passé comme elle l’avait prévu. Après quelques heures dans la forêt passées à chercher les fameuses fleurs, Agnes se rendit compte que le soleil commençait à tomber dangereusement et décida, déçue, de revenir le lendemain. Elle rebroussa donc chemin. Et il ne lui fallut pas longtemps avant de se rendre compte qu’elle était totalement, désespérément perdu. Plus tard, elle aura honte d’avouer qu’elle avait plus ou moins paniqué. Je vous passe les détails, mais son moment de panique conduisit à la perte de ses chaussures, de la boue sur son visage et vêtements ainsi qu’à des larmes et de la morve. Enfin bref.

L’imagination d’un enfant est une chose intéressante. La petite Agnes, dans la terreur où elle se trouvait, se mit à voir toutes sortes de créatures que je ne saurais vous nommer. Les arbres devinrent des monstres grimaçant. Le vent lui prodiguait mille menaces. Et il lui sembla entendre le hurlement des loups qu’on lui avait si souvent dit de se méfier. Il est donc naturel que lorsqu’elle vît les buissons bouger furieusement autour d’elle, elle fut plus que terrifié. Et lorsque plusieurs silhouettes d’apparence canine sortirent des buissons, elle était très certainement très proche du hurlement d’horreur. Cependant, la lumière de la lune éclaira pendant quelques instant l’endroit où elle était, et la jeune fille pût voir que ce n’était pas des loups qui se trouvaient devant elle, mais des chiens. Elle ne pût compter combien ils étaient car tous couraient autour d’elle et la reniflaient. Brusquement, ils partirent tous dans la direction d’où ils étaient venus. Tous sauf un. Un des plus gros chiens qu’elle ait jamais vu de sa vie la regardait fixement, assit, sans la quitter des yeux. Tel un prédateur jugeant la valeur d’une proie potentielle. Quelques minutes plus tard, (ou était-ce quelques heures ? Agnes ne saurait le dire. Elle n’osait pas quitter le bête des yeux de peur qu’elle ne l’attaque si elle détournait le regard) les chiens revinrent en courant, sauf qu’avec eux, ils avaient amené un homme à l’allure terrifiante. Pourtant la petite fille le reconnu aussitôt : c’était le chasseur de son village. Elle ne lui avait jamais parlé. Il faisait bien trop peur et puis c’était une grande personne.

Qu'est-ce que tu fous là, gamine ?

Agnes sursauta au son de sa voix dure. La jeune fille se sentit se recroqueviller sur elle-même.

Je... Je me suis perdue dans la forêt monsieur... parvint-elle tout de même à formuler.

C'est quoi ton nom, gamine ?

Je... je... je suis la fille du crémier, formula-t-elle péniblement (ses parents lui avaient toujours interdit de donner son nom à des inconnus. Et malgré le fait qu’ils viennent du même village, le chasseur était un inconnu pour elle) Je... Ramenez moi s'il vous plaît, vous êtes le chasseur, c'est ça ? finit-elle par demander en rassemblant tout son courage.

C'est comme ça qu'on m'appelle ouais, mais j'en suis pas un. J'suis qu'un maître chien. Lui répondit sèchement l’homme.

Le chasseur la jaugea d’un regard froid avant de lui attraper le bras, et de la hisser brusquement debout. Il lui fit un petit geste de la tête, lui indiquant de le suivre, avant de tourner les talons et de repartir de là où il était venu, ses chiens à ses côtés.

Agnes fût momentanément choquée. Mais elle finit par reprendre ses esprit et couru pour rejoindre le chasseur.

Il ne fut pas difficile pour elle de le trouver (l’homme n’ayant pas pris beaucoup d’avance). La jeune fille serra contre elle son manteau pendant qu’elle marchait en silence. Elle ignorait son premier instinct qui était d’attraper la main du chasseur. Elle n’était plus un bébé, et l’homme n’apprécierait surement pas le geste. Agnes se souvenait de la fois où un habitant du village avait touché le chasseur sans son autorisation. Il lui avait grogné dessus. Pas le genre de grognements que son père fait quand sa mère le réprimande à propos de quelque chose, non. Le grognement que fait un chien quand il est sur le point d’attaquer. Agnes ne voulait certainement pas se voir un jour grogné dessus de la sorte. Cependant, une question lui tournait dans la tête depuis leur brève conversation.

Monsieur ?... L’appela-t-elle d’une toute petite voix. Elle prit l’espèce de grognement qu’il émit comme une indication qu’elle pouvait continuer. C’est quoi un maître-chien ?

Le chasseur fit un mouvement en avant, (comme s’il avait momentanément perdu l’équilibre) avant de se tourner brusquement vers elle, s’arrêtant net. Les chiens autour d’eux semblaient les regarder également. Il la fixa longuement. Et Agnes finit par se sentir obligé de justifier sa question.

C’est juste que… tout l’monde vous appel le chasseur, mais vous avez dit que vous étiez un maître-chien, mais je sais pas c’que c’est, alors j’me suis dit…

Agnes s’arrêta dans son élan au discret bruit amusé qui émana du chasseur.

T’es marante comme gamine, dit-il avec un sourire en coin.

La jeune fille fronça les sourcils de colère.

J’suis pas une gamine ! J’ai bientôt douze ans j’vous signale !

Son indignation monta quand le sourire de l’homme s’agrandit et se fit plus moqueur.

Mais oui, mais oui…

Agnes était à deux doigts de lui tirer la langue et de le traiter d’ogre velue (la plus grosse insulte qu’elle connaissait). A deux doigts.

Elle décida que puisqu’il se moquait d’elle, elle l’ignorerait.

Après quelques minutes de silence, le chasseur finit par hausser les épaules et à se remettre en marche, Agnes le suivant toujours.

S’tu veux savoir, un maître-chien est quelqu’un qui éduque les chiens, finit-il étrangement par lui dire.

Oh… fit Agnes. Ça veut dire que tous les chiens qu’on voit près de votre maison son à vous ? dit-elle d’un ton légèrement émerveillé.

L’homme fit oui de la tête.

J’aimerai bien avoir un chien moi… finit par dire Agnes après quelques minutes de silence.

Le chasseur ne répondit cependant pas, et quelques temps plus tard, la petite troupe finit par arriver à la lisière de la forêt d’où on pouvait voir les contours du village se dessiner. Agnes fut si soulagé qu’elle en oublia sa fatigue, et se mit à courir vers le village. Abandonnant le chasseur et ses chiens qui la suivirent en marchant.

Arrivé à la hauteur de la place centrale, la jeune fille vit au loin ses parents se soutenant mutuellement, l’air dévasté. Cela changea cependant quand Agnes les appela. Ses parents la rattrapèrent en pleins vole alors qu’elle se jetait dans leurs bras. Ils vérifièrent qu’elle allait bien alors qu’elle pleurait sur eux. Ils entreprirent ensuite de la sermonnée très sévèrement sur la place publique. Disant qu’ils l’avaient crûes morte mangé par un loup.

Le chasseur, qui était arrivé sans qu’elle ne l’entende, finit par parler.

Si vous êtes pas foutu d'garder votre gamine, j'le f'rai la prochaine fois.

Tout le monde sembla le regarder étrangement après qu’il eut dit ça. Agnes ne comprenait pas pourquoi. C’était peut-être à cause du gros mot ? Mama n’aimait pas quand elle disait de vilains mots.

Avant qu’elle ne pût demander ce qu’il se passait, ses parents la trainèrent vers la maison. Elle eut juste le temps d’agiter sa main en guise d’au revoir au chasseur avant qu’il ne disparaisse de sa vue.

Le lendemain, à sa plus grande honte, elle se rendit compte qu’elle n’avait pas remercié le chasseur pour l’avoir ramené au village. Elle prit donc des cookies qu’avait fait sa mère et commença à se diriger vers la porte de la maison. Mais au moment où elle dit où elle allait, sa mère se jeta sur elle et lui agrippa tellement fort les épaules qu’elle en lâcha ses cookies.

Je t’interdis d’aller là-bas ! Tu m’entend !

Mais mama… je lui ai pas dis merci-

Agnes ! Je veux que tu me promettes de ne jamais plus t’approcher du chasseur ou de sa maison !

Mais-

Est-ce que je me suis bien fais comprendre ?!

…Oui mama…

Agnes, petite fille obéissante qu’elle était, évita le chasseur et sa maison (elle s’accorda cependant l’autorisation de caresser ses chiens quand ils venaient la voir), et elle ne revit pas le chasseur avant longtemps.

Quatre années passèrent, et avec elles, Agnes grandit. Finit les rondeurs de l’enfance. La jeune fille prit des formes de jeune femme. Et cela, beaucoup s’en rendirent compte.

Sa beauté et sa personnalité joyeuse attirait les villageois comme une flamme attire une mouche dans la nuit. Déjà elle commençait à recevoir des soupirants, ce qui amusait grandement la jeune femme qui ne souhaitait nullement se marier pour l’instant.

Bien qu’elle passa de longues heures à caresser ses chiens, Agnes n’avait toujours pas revu le chasseur, dont elle ignorait d’ailleurs toujours le nom.

A cause de cette charmante période qu’est l’adolescence, ainsi qu’à cause de l’influence de sa grand-mère, la jeune femme développa un certain talent pour le sarcasme. Talent qui se manifestait généralement que lorsqu’elle était agacée ou énervée à propos de quelque chose. Vous pouvez donc imaginer, à quel point les … « discutions » avec ses parents durant cette période devaient être reposantes.

Toujours est-il qu’après l’une de ses… « discutions », Agnes sortit en claquant la porte de sa maison et se dirigea à pas lourds vers la forêt. Le tout bien entendu en proférant des compliments à l’égard de ses parents. La jeune femme marcha pendant quelques temps sans vraiment regarder où elle allait, jusqu’à ce qu’elle finisse par arriver devant un grand chêne sur lequel elle entreprit de se défouler dessus. Lorsqu’elle finit par se calmer, elle se rendit compte que l’endroit lui disait quelque chose. Pas que l’arbre d’ailleurs, tout ce qui l’entourait lui semblait étrangement familier. Depuis qu’elle s’était perdue dans la forêt elle s’était forcé à faire bien plus attention où elle était lorsqu’elle était en forêt. Elle pouvait donc affirmer de source sûre qu’elle était déjà venue ici au moins une fois.

Il lui fallut encore quelques minutes avant de se souvenir d’où elle était. Elle était précisément à l’endroit où le chasseur l’avait trouvé. Ne manquait plus qu’une nuit noire, plus de vent, bon le chien qui la regardait étrangement était déjà là, et elle s’attendait à voir le chasseur arriver d’une seconde à- une seconde, le chien ?

Agnes fixa l’énorme chien qui la fixait la langue pendante (ce qui lui donnait l’impression de lui sourire). Elle avait tellement fait de bruits qu’elle n’avait pas entendu l’immense bête arriver.

Euh… Bonjour ?

La bête continua de la regarder, la langue pendante.

Tu es un des chiens du chasseur, non ? Qu’est-ce que tu fais tout seul ici ?

Agnes commençait à se rendre compte que c’était ridicule d’attendre une réponse d’un chien.

Je me sens un peu idiote là… Je peux te toucher ? demanda-t-elle en tendant sa main vers le chien. C’était un des rares chiens qu’elle n’avait jamais osé toucher, tant il était grand et imposant.

Le canidé se leva et vint trottiner vers Agnes. Arrivé à sa hauteur il renifla sa main, et commença à se frotter contre elle.

Je prends ça pour un oui, dit Agnes en souriant légèrement avant de commencer à véritablement gratter et caresser le chien. La bête ouvra plus grand sa gueule et lécha les mains d’Agnes qui riait à ce geste.

Oui, c’est un bon chien ça…

Elle aime pas qu’on la touche d’habitude.

Agnes poussa un crie de surprise faisant sursauter le chien avec elle. Trop occupée qu’elle était à caresser le chien, elle n’avait pas entendu qu’on s’était approché derrière elle. Elle se retourna et faillit s’étrangler avec sa salive quand elle vit qui se trouvait derrière elle. Précisément l’homme qu’on lui avait dit d’éviter à tout prit depuis quatre ans : le chasseur. Il n’avait pas vraiment changé en quatre ans : toujours les mêmes vêtements sales (pas que quiconque ait des vêtements parfaitement propres dans leur village), les mêmes yeux froids.

T’es toujours marrante comme gamine toi, lui dit-il avec un sourire en coins moqueur.

Agnes devint rouge d’embarras et de colère. Elle se leva de toute sa hauteur.

J’vous signale que j’ai quinze ans ! Est-ce que j’ai l’air de ressembler à une gamine ? lui demandât sarcastiquement.

Agnes s’attendait très sincèrement à une autre remarque sarcastique de sa part. Cependant, le chasseur garda le silence. Il entreprit à la place de la regarder de bas en haut intensément. Il fit un bruit pensif au fond de sa gorge.

Quoi ? demanda Agnes qui se sentait consciente d’elle-même.

Nah. Tu ressembles plus à une gamine, c’est vrai, dit-il en reprenant son sourire moqueur. Par contre t’en a toujours la taille.

Elle s’étrangla d’indignation.

Qu’est-ce que tu fous là d’ailleurs ? Tu t’es encore perdu ? T’as encore besoins que te ramène chez toi ? se moqua-t-il.

Agnes commença à se dire que c’était probablement son humeur normale.

Je suis tout à fait capable d’rentrer toute seule, merci bien. J’ai pas besoins de vous. S’indigna la jeune fille. Et qu’est-ce que vous faites ici aussi vous ? Vous devriez pas être au village entrain de vous occuper de vos chiens ?

C’est ce que je ferais normalement si j’en avais pas une qui s’était sauvé, rétorqua le chasseur en fusillant la chienne du regard alors que celle-ci continuait à mendier des caresses à Agnes.

Avec votre personnalité, je vois vraiment pas pourquoi elle a fait ça…

Le chasseur leva les yeux et la fusilla du regard à la place. Agnes retint un frisson de peur et soutint son regard à la place. Ils restèrent comme ça pendant un certain temps, avec la chienne qui les regardait la langue pendante et en bougeant sa queue. Finalement, Agnes détourna les yeux pour porter son attention au chien.

Allez viens, j’te ramène au village.

Agnes releva la tête l’air surprise.

Vous avez pas besoins. J’vous ai dit que je savais rentrer toute seule.

P’t être. Mais ça m’évitera de me casser le cul à te chercher si jamais tu te perds.

La jeune femme soupira longuement d’exaspération, mais suivit quand même le chasseur quand il lui fit signe de le suivre.

Ils marchèrent en silence pendant un moment. Agnes eut une sérieuse impression de déjà-vu. Ils s’étaient retrouvé dans la même situation il y a quatre ans de cela. Ce qui lui rappelait…

Eh chasseur ?

J’croyais t’avoir dit que j’étais pas chasseur.

Ouais mais tout le monde vous appel comme ça. Donc à moins que vous ayez un autre nom à me donner-

Adam.

Hein ? dit intelligemment Agnes

Mon nom. C’est Adam.

Ah. Euh. D’accord.


Il faut lui pardonner chers lecteurs, car voyez-vous ; personne au village ne connaissait le vrai nom du chasseur. Il y avait eu mille et une suppositions le concernant, car personne n’osait demander directement au chasseur. Vous pouvez donc comprendre qu’Agnes ait pu être quelque peu choquée qu’il le lui donne comme ça.

Enchanté je suppose ? Moi c’est-

Agnes. Je sais.

Comment-

T’es difficile à manquer au village.

Agnes fronça les sourcils à cette remarque.

Qu’est-ce que vous voulez dire par ça ?

Exactement ce que j’ai dit. Lui répondit-il de son tond moqueur.

… On vous a déjà dit que vous pouviez être un connard des fois ?

Nah, rigola-t-il d’un air suffisant. Y s’ont jamais osé m’le dire en face. Félicitation la naine : t’as plus de couilles qu’eux.

Agnes rougit de gêne face aux mots qu’il avait utilisé, ainsi que de colère qu’en à l’insulte par rapport à sa taille. Et soyons honnête. Elle était également flattée.

Ils avancèrent ainsi, dans le silence, pendant quelques temps jusqu’à arriver à la limite de la forêt.

J’ose espérer que tu sauras trouver ton chemin toute seule à partir d’ici ?

Vous inquiétez pas. Je suivrais à la trace votre odeur de chien mouillé. Lui répondit-elle sarcastiquement.

Cela fit rire le chass-Adam. Alors qu’il recommençait à avancer, Agnes eut une idée folle et potentiellement dangereuse pour sa santé. Sans réfléchir, elle attrapa le bras du chasse-Adam, pour attirer son attention. Il se dégagea violement avant de la tuer du regard. Agnes fut pratiquement sûr qu’il lui grogna dessus également.

J’aime pas qu’on m’touche sans mon autorisation, la naine.

Pardon, bafouilla Agnes. C’est jusque je voulais votre attention. Dit-elle en jouant avec ses doigts.

T’aurais suffi de m’appeler. J’étais juste à côté de toi, j’te signale. Rétorquât-il sarcastiquement.

Désolé…

Bon tu l’as maintenant mon attention alors tu veux quoi ?

Agnes se mordit la lèvre inférieur en se tortillant les mains plus fort. C’était une très mauvaise idée. Il allait surement refuser de toute façon.

…Vous pourriez revenir là où vous m’avez trouvé tout à l’heure demain ? finit-elle par demander.

Le chasseur haussa un sourcil.

Je voudrais vous offrir des cookies, continuât-elle.

Qu’est-ce que tu veux que je foute avec des cookies, la naine ?

Oh je sais pas ? Les manger ? Les donner à vos chiens ? Je m’en fiche.

Et je peux savoir ce qui t’pousse à vouloir m’donner des cookies ? lui demandât-il lentement (il est vrai que l’idée que quiconque puisse vouloir offrir des pâtisseries au chasseur (d’autant plus des cookies) était tout bonnement ridicule).

Je me suis rendue compte que je vous avais toujours pas remercié de m’avoir ramené il y a quatre ans.

Et un simple merci ça suffit pas ?

J’offre toujours des cookies en guise de remerciement, dit Agnes en haussant les épaules.

Elle entendit le chasseur, Adam, marmonner dans sa barbe mais ne comprit pas ce qu’il dit. Il releva la tête brusquement et s’approcha d’elle jusqu’à ce qu’elle dût lever le menton pour pouvoir le regarder dans les yeux.

Et on ne t’a pas dit qu’il fallait pas s’approcher de moi ? Que diraient tes parents s’ils savaient que tu prévoies d’me voir seul dans la forêt ?

Ça ne les regarde pas, dit-elle sans intonation quelconque. De toute façon c’est juste pour vous donner des cookies. Après on se verra plus.

Elle ne comprit pas le sourire et le regard que lui adressa le chasseur, mais elle se sentit frissonner. De peur se dit-elle. Il se rapprocha d’elle et elle dût se forcer à ne pas reculer.

Et tu n’as pas peur que j’en profite pour t’faire du mal ? lui demandât-il en souriant dangereusement.

Non, lui répondit-elle toujours sans intonation et en le regardant dans les yeux. S’il m’arrivait quelque chose, vous seriez le premier suspect. Vous avez pas l’air d’être bête. Alors vous allez rien me faire, finit-elle.

Il la regarda pendant un long moment, quand soudain, il lui explosa de rire au visage.

Oh, la naine… T’as vraiment aucuns instincts de survie…


On est d’accord, pensât-elle

Il s’éloigna et commença à partir avant de lui balancer par-dessus l’épaule qu’il viendrait.

J’ramènerai mes chiens aussi. Comme ça tu pourras leur donner ta merde.

…enfoiré, marmonna Agnes dans sa barbe avant de se diriger elle aussi ers le village.

Malgré ce qu’avait dit Agnes, ce ne fut pas la dernière fois qu’ils se virent. En dépit de sa personnalité en générale, la jeune femme se rendit compte qu’elle appréciait sa compagnie (ce qui en soit relevait du miracle). Elle lui demandait donc toujours de revenir le lendemain pour un prétexte quelconque. Jusqu’à ce que finalement elle n’ait plus à demander et qu’ils se retrouvaient naturellement dans leur coin de forêt.

Pendant plusieurs semaines, la jeune femme se surprit à chercher Adam du regard et à l’observer de plus près. Il faut dire que les manières de l’homme étaient fascinantes. Des fois, il lui paraissait bien plus animal qu’humain. Et si ces traits étaient plus présents quand la lune devenait pleine, ce ne pouvait être qu’une coïncidence. N’est-ce pas ?

Cependant, ses parents et plus particulièrement sa Granny, étaient loin d’être idiots. Ils se rendirent très vite compte du manège.  La dispute qui en résulta fut d’une extrême violence. Encore aujourd’hui, Agnes ne se souvient pas avoir hurler plus fort que ce jour-là. Sauf peut-être… Mais ça c’est dans un autre contexte.

Des insultes furent échangés, des objets furent brisés, et la dispute se finit par une gifle et le départ forcé d’Agnes pour la maison de sa grand-mère. Elle n’eut bien entendu pas le droit de dire au revoir.
Cela devait durer le temps qu’il faudra pour que, selon ses parents, Adam l’oubli et passe à autre chose. Mais au bout de deux mois, Agnes, faute de meilleur mot, dépérissait.

Son chasseur lui manquait. Horriblement. Ce temps passé loin de lui lui fit se rendre compte à quel point elle tenait à lui. Oh, elle n’était pas amoureuse de lui, non. Pas encore. Mais ça n’en était pas loin. Qu’importe ce que ses parents disaient, qu’ils aillent se faire foutre ! Dès qu’elle arriverait à partir de cette satané maison (et elle y arriverait ! Même si Granny ne la laissait seule ni pour se laver, ni pour dormir) elle irait le voir. Et si cet enfoiré l’aura effectivement oublié… elle s’attribuerait le plaisir personnel de lui briser autant d’os qu’il faut pour qu’il ne l’oubli plus.

Malheureusement (ou heureusement, cela dépend du point de vue), Agnes n’eut pas à mettre son plan en place. Un matin de lendemain de pleine lune, un villageois vient les voir paniqué. Ses parents avaient été tout deux tués, égorgé par un loup. Alors que Granny s’écroulait en pleur, Agnes eut comme un choc. Ses parents étaient morts. Tués par un loup. Un loup !

Avant qu’on ne puisse l’arrêter, Agnes se précipita hors de la maison et courut vers le village. Le messager funeste tenta bien de l’arrêté, mais la jeune femme courait bien trop vite pour lui.

Le comportement plus animal qu’humain. L’obéissance surnaturel de ses chiens. Les attaques après chaque pleines lunes. L’odeur de chien. Le tempérament d’Adam qui s’enflammait pendant chaque-non n’y pense pas. N’y pense pas, Agnes. Mais c’est tellement évidant. Tu t’en fous, tu ne veux pas connaitre la vérité.

Pendant sa révélation, Agnes était arrivée au village. Elle le traversa sans s’arrêter ou prendre garde à qui la voyait (de toute façon tout le monde serait surement chez ses p-STOP !). Elle se dirigea tout droit vers la maison du chasseur, sachant parfaitement où elle se trouvait après avoir passée plusieurs années à l’éviter. Arrivé devant la porte, elle frappa si fort que qu’elle sentit la porte chanceler légèrement sous son poing. Elle ne savait même pas s’il était là. Quoi que si on en croit l’expression, il devrait être retourné sur le lieu du cri-elle réprima un sanglot.

Qu’est-ce qu’il y a encore bordel ?! entendit-elle derrière la porte à travers les aboiements des chiens. Une seconde plus tard la porte s’ouvrait brutalement pour laisser apparaitre le visage furieux de chasseur. Si c’est pour parler encore du loup j’vous jure que-

Il fut coupé dans son élan en voyant le visage baigné de larme d’Agnes. Agnes qui était au même moment en proie à un dilemme. Elle devait prendre une décision. Maintenant.

Mais en réalité sa décision avait déjà été prise depuis longtemps.
Le chasseur tituba légèrement lorsqu’il rattrapa le Petit Chaperon Rouge en plein vol, alors que celle-ci se jetait sur lui.

Eh oh ! J’te signale que t’es pas faites d’air ! Et puis combien de vois je t’ai dit que j’aimais pas- Adam s’arrêta en pleine phrase lorsqu’il entendit le début d’un sanglot chez Agnes. Eh. Tu vas pas pleurer quand même ? Ça te donne des yeux de poisson mort après. Se moqua-t-il.

Contrairement à d’habitude, il n’eut droit qu’à un sanglot plus fort et à des bras qui se resserrèrent encore.

Sérieux. Tu vas saloper ma veste, continua-t-il d’un ton un peu plus hésitant.

Voyant qu’elle ne se calmait pas, Adam soupira et la souleva dans ses bras avant de rentrer avec Agnes chez lui sous les aboiements de sas chiens.

La jeune femme resta une semaine dans la demeure du chasseur. Et elle ne resta pas plus longtemps car Granny, qui se doutait bien de l’endroit où elle se trouvait, avait exigé qu’elle revienne. Adam l’avait donc « rendue ». Elle avait d’ailleurs très bien vu qu’Adam la « rendait » contraint et forcé. Granny l’avait regardée sous toutes les coutures et lui avait posé mille questions pour savoir si le chasseur lui avait fait quoique ce soit. Mais non. Adam ne lui avait rien fait. Pas que les occasions manquaient : même mourante, il ne la laisserait pas prendre complètement son lit (« J’vais pas me geler les couilles sur le canapé. »). Cette semaine passée à observer Adam au plus près, fut très instructrice pour Agnes. Tout d’abord, conforme à sa décision, elle décida de ne j’avais mentionner les conditions de la mort de ses parents. Son cœur n’y survirerait probablement pas. Elle apprit une chose très importante durant son séjour. Adam l’aimait. Et pas comme on aime un ou une amie, non. Comme un homme aime une femme. Ça, ça avait été une révélation. Oh ce n’était vraiment pas visible au premier abord, ça non. Il n’était pas tendre, ne lui dirait surement jamais qu’il l’aimait (l’imaginer lui réciter des poèmes lui donnait des cauchemars). Non, il le montrait dans la façon dont il la touchait : il était presque… doux ? Autant qu’un homme comme Adam puisse l’être cependant. Dans la façon dont il lui parlait : il n’était jamais véritablement méchant avec elle (elle l’avait vu méchant. Comparé à ça, il était parfaitement charmant avec elle). Dans la façon dont il s’occupait d’elle. Dans le fait qu’il la laissait le toucher (pas longtemps. Mais il la laissait faire).

Elle s’était rendue compte de cela entre deux insultes. Gênée du fait qu’elle s’était imposée si longtemps, elle avait voulu préparer à manger. Adam lui avait dit de reposer son cul sur le fauteuil et de ne pas en bouger si elle voulait avoir des couvertures cette nuit. Il lui avait fait une soupe pendant qu’Agnes, choquée, c’était rassise machinalement. Il lui avait apporter la soupe en disant, et je cite : de « bouffer cette putain de soupe. Elle était plus maigre qu’un os après que ses chiens soient passé dessus. Elle l’avait pas nourri sa veille peau ou quoi ? ».
Elle l’avait regardé la bouche bée, avant de rougir légèrement. Ce qu’Adam s’empressât de lui faire remarquer (« Ferme ta bouche si tu veux pas que je te lance des pierres dedans »).

Oui. Ce fut véritablement une révélation.

Avec le temps, Granny ne supportait plus de vivre dans le village. Elle décida donc de s’exiler dans la forêt pour y passer ses derniers jours en paix. Agnes, qui était assez grande pour habiter seule dans la maison de ses parents, fût chargée de lui apporter des vivres, ainsi que des douceurs dont raffolait Granny.

Durant ces trajets, il n’était pas rare qu’elle croise Adam. Cependant ce jour-là fût différant. Quand elle l’avait vu arriver, elle s’était mise à courir, comme d’habitude (elle aimait qu’il lui coure après. Elle savait qu’il la rattraperait de toute façon. Il la rattrape toujours). Cependant ce jour-ci, elle était en retard et n’avait pas le temps de jouer. Mais Adam étant Adam, il la força à jouer. Et ils jouèrent bien. Longtemps (« Vraiment Adam ? Ici ?! » « Tu préfères la cabane de la vieille peau ? »). Elle découvrit également que son chasseur aimait laisser des traces. Ce qui, connaissant Adam, ne l’étonna pas plus que cela.
Lorsqu’elle arriva finalement chez sa Granny, elle fut réprimandée sur l’état de ses vêtements. Elle se contenta de lui dire qu’elle était tombée dans la forêt (ce qui n’était pas loin de la vérité en fin de compte…).

Pendant les quatre années qui suivirent, ce fut leur paterne. Elle se rendait chez sa Mère-Grand, ils se poursuivaient dans la forêt jusqu’à ce qu’il l’attrape, et ensuite ils s’étreignaient (et suis pendant une de ses étreintes, lorsqu’elle lui dit pour la première fois qu’elle l’aimait, il la serra jusqu’à lui laisser des bleues, elle ne dit rien).

Peu de choses changèrent pendant ses années. Si ce n’est la naissance d’une nouvelle portée, et dont trois des chiots dont ils en étaient issus semblaient vouloir suivre Agnes partout où elle allait. Ce qui bien évidemment, fit rire Adam, possessif qu’il était. Elle était à lui. C’était donc normal que des chiens lui appartenant la suivent partout (il n’avait pas du tout apprécié les nombreuses demandes en mariages dont faisait preuve Agnes). Ce qu’Agnes le lui disait pas était qu’elle pensait la même chose à son égard.

Ah. J’oubliais. Durant ses années, le village fut touché par une autre tragédie. Une des femmes du village (l’une des rares qui n’était toujours pas marié et qui semblait porter un intérêt particulier à Adam), fut retrouvé dévoré par des loups dans la forêt. Et si pendant l’enterrement, Agnes, entre deux sanglots, laissa passer un sourire satisfait tout en caressant ses trois chiens, personne ne vit rien.
Toujours est-il qu’un jour, Agnes se rendit compte qu’elle ne se rappelait plus de la dernière fois qu’elle avait saigné. Essayant de ne pas céder à la panique, elle fouilla dans ses souvenirs et constat que son dernier cycle datait d’au-moins trois mois. Là elle paniqua. Comprenez la, ils n’étaient pas mariés et ils n’avaient jamais discuté d’enfants. C’est donc extrêmement nerveuse qu’elle prévu de parler à Adam lorsqu’elle le croiserai sur le chemin menant à la maison de mère-grand.

Cependant cela n’arriva jamais.

Alors qu’elle fermait la porte de sa maison, ses trois chiens à ses côtés se mirent à aboyer et à grogner violement. Elle se retourna pour voir ce qu’il se passait, et vit une énorme fumé violette se diriger vers elle. Elle se dépêcha de rouvrir la porte de sa maison, mais fut trop lente. Elle se fit engloutir et ne vit plus que les ténèbres.


   
A Storybrooke

   Un sifflement strident retentit dans la forêt qui entourait la petite ville de Storybrooke dans la Maine. Quelques secondes après trois énormes Dogues Allemand se précipitèrent vers la personne qui avait produit se son. C'était une jeune femme portant un bonnet rouge du nom de Hannah Wolffhart. Arrivés à se hauteur, les chiens s'empressèrent de lui faire la fête. L’un d’entre eux avait un lapin dans la gueule et agitait fièrement la queue dans la direction de la jeune femme.

Oh c’est un bon chien ça ! C’est un bon chien ! félicita Hannah en grattouillant les joues et sous le menton du dit chien avant de prendre le lapin. On aura du lapin ce soir les garçons ! Bon venez ! Il commence à être tard, il va falloir rentrer. Ah ne me regardez pas comme ça ! Vous savez parfaitement que l’on ne peut pas rester dans la forêt la nuit. Mère-Grand enverrait toute la ville à notre recherche. Gronda gentiment la jeune femme devant les gémissements plaintifs de ses chiens.

Hannah attrapa son sac-à-dos qu’elle avait laissé au pied d’un arbre et en sortit un sac en plastique. Elle entreprit ensuite d’emballer le lapin mort avec avant de le mettre dans le sac. Durant tout ce temps, ses chiens n’avaient pas arrêté une seule seconde de courir tout autour d’elle. Une après-midi tout entière passée dans la forêt, et ils avaient toujours autant d’énergie que s’ils avaient passé la journée à dormir. Incroyable.

Hannah sortit de la forêt qui entourait la ville flanquée de ses trois gros bébés. C’est ce qu’ils étaient pour elle. Elle savait de tout son être qu’ils ne lui feraient jamais de mal. Pas plus qu’ils ne feraient de mal à quelqu’un sauf si elle ne donnait l’ordre. Mais ça personne d’autre qu’elle le savait. C’est pourquoi, encore maintenant alors qu’elle marchait dans la rue avec ses chiens en liberté (elle n’avait jamais pu se résoudre à leur mettre une laisse), les gens, après l’avoir salué plus ou moins joyeusement, s’écartaient de son chemin terrifié par ses Dogues. Étrangement, il arrivait à ses chiens de s’arrêter tous brusquement, les oreilles dressées, et de regarder tous dans une même direction. Cela durait quelques secondes, avant que leurs oreilles tombent tout aussi brusquement et qu’ils se mettent à pleurer. Elle avait ensuite toutes les peines du monde à les réconforter, car elle ne savait pas ce qui les mettaient à chaque fois dans un état pareils.

La jeune femme finit par arriver devant un hôtel sur lequel était marqué « Chez Granny » sur l’enseigne. Elle ne choisit cependant pas de passer par la porte d’entrée. Elle fit le tour du bâtiment, et arriva devant la porte de service. Hannah sortit un trousseau de clés et ouvrit la porte avec l’une d’entre elles. Elle entra avec ses chiens, qui se ruèrent à l’intérieur, et ouvrit une nouvelle porte qui se trouvait en face d’elle, au lieu de prendre les escaliers qui menaient aux chambres.

Grany, je t’ai apporté des pâtisseries !

Je suis dans la cuisine, ma chérie !

Derrière la porte, se trouvait un salon qui dégageait une ambiance chaleureuse. Tous les meubles étaient en bois. L’on aurait pu se croire dans une chaumière. Cet endroit était la maison d’Esme Wolffhart (également surnommée affectueusement par la communauté : « Mère-Grand »). La vieille femme avait choisi d’habiter dans son hôtel afin d’être toujours à portée de main si un problème devait subvenir dans son établissement. La vieille femme (une femme qui malgré son dos légèrement vouté, avait gardé toute la force et la vigueur de sa jeunesse) sortit de sa cuisine en s’essuyant les mains tout en jetant un regard critique à sa petite-fille. Et plus particulièrement, à ses vêtements légèrement recouverts de terres.

Toi…tu es encore allée dans la forêt avec tes satanés chiens, avoue-le.

Granny… soupira Hannah. Je t’ai déjà dit qu’ils ont besoins de faire de l’exercice régulièrement.

Et évidement tu as besoins d’aller dans la forêt pour faire ça, lui répondit sarcastiquement sa grand-mère tout en prenant les pâtisseries que lui tendait Hannah (elle les avait sortis de son sac-à-dos).

Ils mettent les gens mal à l’aise quand nous sommes dans le parc.


Je me demande bien pourquoi…

Granny, s’il-te-plais. Je n’ai pas envie d’avoir encore une fois cette discussion…

Nous n’aurions pas besoins de l’avoir une nouvelle fois si tu m’écoutais pour une fois. Tu ne devrais pas aller dans cette satanée forêt. Elle est dangereuse. Et tes monstres d’autant plus.

Ils n’attaqueront que pour me protéger ou si j’en donne l’ordre. Et franchement, Granny. Tu veux que je tombe sur quoi dans la forêt ? Le Grand Méchant Loup ? ironisa Hannah tout en donnant des friandises à ses chiens qui s’étaient posé à l’autre bout de la salle. Ils n’avaient jamais aimé Granny, pour une raison ou une autre. Ce que la vieille femme leur rendait bien.

C’est ce que disait tes parents, et regarde où ça les a menés.

Hannah se tourna furieusement vers sa grand-mère.

Ne les mêle pas à ça, grand-mère !


Je ne veux juste pas que tu finisses comme eux : tué par une bête sauvage !

J’ai dis que je ne voulais pas en parler, grand-mère !

C’est comme ça que tu me remercie de t’être occupé de toi après leur mort ? En me défiant ?

Tu sais très bien que je te suis reconnaissante et que ça n’a rien à voir.

Ça a tout à voir ! Je t’aime ma chérie, mais tu devrais essayer de suivre mes conseils au lieu de te comporter comme une petite fille.

Comme une … J’ai un travail !

Je ne parle pas de ton travail à la boulangerie de Mr Kaysar. Je parle du fait que tu passes tout ton temps libre à courir dans la forêt avec tes monstres comme une espèce de sauvageonne. Tu devrais plutôt essayer de trouver un futur époux. Tu ne seras pas toujours jeune, tu sais.

Je peux parfaitement décider toute seule comment passer mon temps, rétorqua Hannah. Et pour ce qui est de l’époux (si j’ai un jour envie de me marier), je suis aussi capable de choisir moi-même.

Ah vraiment ? Regarde où tes choix ton conduits. Argua Granny en désignant le ventre d’Hannah.

Le silence qui suivit cette phrase fût lourd. On entendait plus que la respiration des chiens ainsi que les bruit de la ville, alors que Granny se rendait compte de ce qu’elle venait de dire.

Ma chérie, je…

Je t’aime Granny. Dit froidement Hannah. Et parce que je t’aime, je vais rentrer chez moi et oublier que cette conversation n’a jamais eu lieu. Je te verrai demain, finit-elle amèrement.

Sur cela, Hannah siffla ses chiens, qui se levèrent aussitôt, et sortit en claquant la porte.

Elle marchait d’un pas brutal en tentant de retenir ses larmes. Elle avait assez pleuré. Sa grand-mère avait appuyé là où ça faisait le plus mal. Il y a quelques temps, elle sortait avec un homme (qu’elle pensait l’amour de sa vie). Elle pensait qu’ils se marierait un jour. Et puis un jour, elle s’est rendue compte qu’elle était enceinte. Ce n’était pas prévu, mais elle était ravie : elle avait toujours voulu avoir des enfants. Mais lui… il est juste…partit. Sans prévenir. Au milieu de la nuit. Avec juste un post-it pour adieu. Ce fut extrêmement douloureux.

Des pleurs et une truffe froide contre sa main sortit Hannah de ses pensées noires. En baissant les yeux elle vit ses chiens qui se frottaient contre elle en essayant de la réconforter. Elle sourit un peu tout en leur caressant tour-à-tour la tête.

Allez venez les garçons. On rentre à la maison.


   

   
   

Shopin
   
 Je reviens parmi vous avec ma petite Hannah ! Je blâme William qui ma forcée    

   
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William Jäger
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Message Sujet: Re: Promenons nous dans les bois, pendant que le loup y est pas ~ Le Petit Chaperon Rouge 29.07.16 16:01

Mon petit chaperon rouge VIENS VOIR LE GRAND MISSANT LOUP.

Rerebienvenue bon courage pour ta fiche ma petite louve
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Message Sujet: Re: Promenons nous dans les bois, pendant que le loup y est pas ~ Le Petit Chaperon Rouge 29.07.16 16:03

Bienvenue! (Ou re, visiblement ==>)

Bonne rédaction !

Katie McGrath! J'adore cette actrice!
Ne te laisse pas manger!
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Message Sujet: Re: Promenons nous dans les bois, pendant que le loup y est pas ~ Le Petit Chaperon Rouge 29.07.16 16:26

William: Attrape moi si tu peu, Mr Loup

Alexandra: Merci à toi (je suis Sean/Arthur. Wiwi m'a forcée à prendre ce perso . Oui on se force mutuellement à faire des persos ). Je crois que pour ce qui est de ne pas se faire prendre, c'est vraiment trop tard .... dans tous les sens du terme (c'est crade xD)
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William Jäger
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Message Sujet: Re: Promenons nous dans les bois, pendant que le loup y est pas ~ Le Petit Chaperon Rouge 04.08.16 17:50



Félicitations !

Un joyeux non-anniversaire mon cher !


Félicitations Hannah, tu es validée !


Nous avons tout simplement adoré ta fiche, soit la bienvenue sur Once Upon a Tragedy ! Quelque étapes avant la validation finale seront nécessaire ! Tout d'abord merci de recenser ici ton avatar et ton métier afin que tout le monde sache que c'est déjà pris. Tu peux ensuite te rendre ici pour ouvrir ta fiche lien et ici pour faire ta fiche RP (en plus ça rapporte des points ) c'est à ce même endroit que tu pourras réclamer des rp à tes compatriotes. N'hésite d'ailleurs pas à aller les voir sur leur fiche lien leur réclamer un lien si tu penses en avoir un bon ! Si tu as besoin d'aide n'hésite pas à nous le signaler et demander un parrain ou une marraine si ça n'est pas déjà fais. Si tu as envie d'un copain ou d'une copine tu peux venir faire ton scénario ici. D'ailleurs, si ton personnage est un scénario, n'hésite pas à nous le signaler... Car ça te fera aussi gagner des points ... Il faut aussi impérativement passer par cette case pour lire les deux sujets d'intrigues en cours, si ce n'est pas déjà fait.

Fais vite, tu vas être en retard pour prendre le thé !



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Message Sujet: Re: Promenons nous dans les bois, pendant que le loup y est pas ~ Le Petit Chaperon Rouge

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Promenons nous dans les bois, pendant que le loup y est pas ~ Le Petit Chaperon Rouge

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