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Shit, is that you ? [Harringrove]

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Steve Harrington
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LIEU ORIGINEL : Hawkins, Indiana, USA
D'OÙ VIENS-TU ? : Strangers Things
AVATAR : Joe Keery
COPYRIGHT : endlessly epic (ava) | Sial (signat) | tumblr (gif)
AVENTURES : 28
DATE D'ARRIVEE : 22/07/2019
STATUT RP : Ouvert
STATUT CIVIL : Célibataire (certains diront mère célibataire)
METIER : Petits boulots ici et là, l'argent n'était pas un problème avant.
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CAMP : Solitaire, mais cherche désespérement de la compagnie.

Message Sujet: Shit, is that you ? [Harringrove] Shit, is that you ? [Harringrove] Empty04.08.19 21:41


   
   

   
Shit, is that you ?

   

   
Un vieux paquet de cigarette en main, tu le broyais sous tes doigts machinalement, comme si c'était un chewing-gum que tu malaxais sous tes dents. Malheureusement pour toi, tu n'avais plus de cigarettes depuis un petit bout de temps et le chewing-gum, tu en rêverais presque la nuit. T'étais pas un très grand amateur non plus avant, mais maintenant que tu ne l'avais plus, qu'est-ce que ça pouvait te manquer. Alors, tu jouais avec ce vieux paquet, fixant l'horizon devant toi, le pied appuyé sur le pare-chocs de ta voiture. Horizon vide de sens, vide de vie. Tu as faim, mais pas assez pour que cela te torture trop l'esprit. Tes réserves d'eau étaient suffisantes pour les deux prochains jours, mais il fallait que tu trouves vite de quoi remplir tes bouteilles avant de clamser bêtement sur le siège arrière de ta vieille BMW. Tu passais tes doigts sur tes yeux, tu devrais être habitué maintenant à ce coucher de soleil qui te plombe les yeux à chaque fois. Dans la longue liste mentale que tu t'étais créée au bout de ces longs mois d'errance, tu venais d'y rajouter des lunettes de soleil. Comme si c'était encore possible. Mais ce genre de petites choses, de petites notes t'aidaient à tenir le coup. En espérant trouver ton bonheur dans la prochaine station-service abandonnée et pillée depuis l'an quarante.

Le soleil a presque disparu à l'horizon lorsque tu décides de bouger un peu, allant d'abord dans le coffre de ta voiture pour en sortir une bouteille pour boire une très longue gorgée d'eau avant de la refermer. Ne pas gaspiller. Cela te suffisait pour ce soir. Pour la nuit. C'est ce que tu te disais à voix haute en claquant le coffre avant de le verrouiller précautionneusement, reprenant la batte que tu avais laissée négligemment appuyé sur la portière avant. Comme si tu avais un toc, il la faisait tourner trois fois dans un sens, trois fois dans l'autre. Il n'avait jamais été un grand fan des armes à feu et le seul flingue qu'il avait été vide depuis deux semaines. « Toi, tu aurais su fabriquer des balles, je suis sûr Dustin, t'es trop intelligent pour ne pas deviner comment faire. Pourquoi un gosse aurait la moindre idée de comment en faire ? » Réflexion solitaire, murmures ou mots prononcés trop fort alors qu'il n'y a rien ni personne autour de toi pour t'écouter.
Tu claquais ta langue contre ton palais. En regardant autour de toi, tu ne vois rien. Toujours tes pensées pour seule distraction. Tu finis par ouvrir la portière de ta voiture, jetant la batte sur le siège arrière, mettant les clés sur le contact pour démarrer l'engin. Il fallait trouver un endroit à l'abri pour passer la nuit. Tu avais repéré sur ta route a une dizaine de minutes quelques arbres et buissons, t'offrant une couverture " correct " pour la nuit. Tu t'y gares du mieux que tu peux, jetant les clés sur le côté, avant de glisser vers l'arrière pour t'y allonger, utilisant des vieilles fringues déchiquetées pour avoir un semblant de coussin. La batte au sol. Tu tournais un moment sur toi-même, cherchant le sommeil qui ne voulait pas venir, ton ventre se rappelant à ton bon souvenir. Tu finis par t'endormir, une grimace sur le visage, te détendant un peu au fur et à mesure que Morphée te berçait dans ses bras délicats. Même si le froid ambiant du désert australien n'était pas la meilleure température pour piquer un somme. Cela suffirait pour ce soir.

Ce sont les ronronnements bien connus de ton moteur fatigué et surtout un visage pris trop serré qui te fait ouvrir les yeux. Ton regard brun se perd sur les étoiles bien visibles par cette nuit sans visage. Tu aurais pu les admirer un moment, si seulement le fait de les voir bouger ne crée pas en toi un sentiment de panique. La voiture roulait toute seule et ce n'était pas toi qui étais derrière le volant. Prudemment, tu tournais les yeux puis le visage vers le siège conducteur, mais sans te relever. Un homme, le crâne rasé était là, visiblement très relaxé tandis qu'il tenait ton volant, que son pied était sur ta pédale et qu'il roulait n'importe comment avec ta foutue bagnole. Il était seul. Pas de compagnon de route. C'était peut-être envisageable de reprendre le contrôle, si tu jouais au plus fin. Il était probable qu'il avait une arme, juste à côté de lui, facile à attraper, facile de répliquer pour lui. Tu ne pouvais pas te permettre de lui laisser une chance de s'en tirer. Sans savoir où vous alliez en plus. Tu devais vraiment être claqué pour t'endormir comme ça, sans fermer ta putain de porte. Débutant. Bravo Harrington, un bon point pour toi.

Il ne t'avait toujours pas vu, c'était le moment. Prouve-toi ce que tu as toujours dit à Nancy. Tu glissais ta main sur le manche de ta batte. Portée trop longue à une main. Tu risquais de le manquer. Tes doigts glissent le long de l'objet de bois jusqu'à presque sentir le toucher particulier des clous rouillés trônant au bout. Comme un poing américain avec un peu de distance entre lui et toi. Rapide, il fallait être rapide, tu aurais qu'un essai, sinon, c'est toi qui étais mort. Tu remontais lentement l'arme contre ton flan, puis ton ventre. Tu respires aussi doucement que possible, te donner un peu de courage. Un bon voleur, mais mauvais observateur ce type. Sérieusement, comment rater un grand type d'un mètre quatre-vingts recroquevillé à l'arrière. Ou juste un demeuré fini. Trop content de sa prise pour faire les vérifications de bases. Et puis tu bascules sur tes fesses avec tes jambes, te soulevant. Une main sur le pommeau, l'autre au centre de la balle. Mais tu vises mal à cause de la fatigue, la nervosité et le manque de lumière. Tu espères viser le crâne d'un coup sec. C'est un échec. Mais tu touches ta cible quand tu l'entends hurler de douleur et le voir perdre le contrôle de la voiture, les mains essayant de dégager la batte logée sur le côté droit de sa gorge.

Tant pis pour les sièges et le volant. Il panique, il essaye de te regarder, de saisir sa propre arme dont tu ignores toujours la nature. « Même pas en rêve ! » Et tu appuies sur la batte. Mais pas pour l'enfoncer, non, parce qu'elle est déjà bien enfoncée dans la chair. Tu pousses en avant, difficile avec la bagnole qui fait des tours n'importe comment. La peau se déchire, emporte tout sur son passage. Morceau de tissu, la carotide est déchirée. Et c'est le crash. Ça t'envoie vers l'avant, vous avez percuté quelque chose. Un rocher, un arbre, une carcasse de bagnole, qu'est-ce que tu en sais, t'es complètement sonné. Tu as la tête qui tourne, tu as l'arcade ouverte, une fois de plus, peut-être le nez aussi. Tu as le goût du sang dans la bouche. Mais ce n'est pas ça qui te fait grimacer d'horreur. C'est l'homme à côté de toi qui se vide vitesse grand v sur lui. Tu as un haut-le-cœur, l'envie de vomir. Tu te précipites sur lui, ouvrant la portière de son côté tant bien que mal, salissant tes propres vêtements. Quand la portière s'ouvre, il tombe à l'extérieur, quasiment mort.
La main sur ta bouche, tu essayes de calmer tes nausées, l'odeur du sang est bloquée dans tes narines. Pourtant, les morts qui marchent, qui puent réellement, tu as l'habitude. Mais les êtres humains… ça te fait toujours un truc. Tu sors finalement, lentement. L'homme ne bouge plus. Une fois un pied dehors, tu te donnes un coup de pied au cul et tu arraches du mieux que tu peux la batte de sa gorge, tu t'éloignes de la flaque de sang, de plus en plus grande qui se forme à tes pieds. « Je l'avais dit à Nancy… Discret comme un putain de ninja, fils de pute. ».

   
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☽☽ I saw you cry. Did you get in a fight again ? Your bruises were the color of my wine. You grabbed my arm and walked away without a word. I keep remembering the dirt under you nails.



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Billy Hargrove
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STATUT CIVIL : Célibataire.
METIER : Il se sert d'une femme un peu -très- crédule, ça suffit pour l'instant.
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METIER : Des boulots à la con par-ci par-là.
CAMP : Avec son clan.
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Message Sujet: Re: Shit, is that you ? [Harringrove] Shit, is that you ? [Harringrove] Empty30.08.19 21:02


shit, is that you ? ★ you're dead Harrington.Il avait juste ouvert les yeux et était allongé dans un lit d'hôpital de fortune, dans une tente. Des bandages sur le torse, des fils de partout. Il a ouvert les yeux ! avait-on dit. Et lui avait juste mal. Putain de mal. Il se réveillait en sursaut, redressant tout juste son dos pour voir qu'il était encore vivant. Il n'avait pas réussi à mouvoir le reste de son corps, comme paralysé.

Il lui avait fallu des mois de rééducations dans un monde où chaque seconde pouvait être la dernière. Les jambes, c'était ça le plus dur à faire bouger et ça avait été les derniers membres à bouger. Marcher, il trouvait ça juste con que ça prenne autant de temps de savoir faire ça. Plus de temps qu'un bébé, sûrement. Tout ça parce qu'il avait voulu jouer les héros, il avait fini dans un coma pendant des mois et avait besoin de réhabituer tout son corps à bouger.

Il n'avait pas fais long feu là, il s'était juste tiré un matin avec quelque armes, des munitions et une voiture. Le campement paraissait pourtant bien et en partant comme ça avec tant d'armes et munitions pour une seule personne, il avait du les mettre sacrément dans la merde mais... Tant pis. Il était juste parti. Il avait ensuite croisé un gars puis un autre et le gang s'était formé, agrandi. Ils avaient parcourus l'Australie, sans savoir ce qui foutait là, pourquoi il était là. Il ne savait déjà pas pourquoi il était encore en vie après tout ce qu'il s'était passé. Ensemble, ils pillaient des groupes, massacraient indirectement d'autres clans en leur volant leur vivre et munitions et les laissant se démerder. Ils ne recrutaient que des gars comme eux, solides. Il avait juste mis deux mots d'ordre ; la violence, ok, les viols, le premier qu'il prenait à le faire, il lui ferait bouffer ses tripes. La violence envers les adultes était une chose, envers les gosses c'était interdit. Alors interdiction de s'en prendre aux gosses et interdiction de viols. Certains du groupe n'avaient pas franchement coopérer avec ce dernier point et il le savait d'avance. Parce qu'il arrivait qu'ils passent des mois sans voir une seule femme et que certains perdaient la boule dès qu'ils en voyaient une. Billy avait du sévir à plusieurs reprises. S'il avait réussi à être à la tête du clan, c'était sûrement parce qu'il était assez taré pour se battre et surtout foncer dans le tas. Faire des exemples sans chercher à comprendre. Tu merdes, tu crèves.

Il n'y avait rien de simple. Il aimerait croire qu'il aimait cette vie, mais c'était juste de la survie. Il aurait pu avoir une nouvelle chance et tout recommencer à zéro, être une personne saine mais s'il avait essayé à ses débuts ici, c'était vite parti en live et ses vieux démons l'avaient rattrapés. Personne ne change.

Leur clan était assez grand, établi dans une ville de fortune qu'ils avaient barricadés mais rien de fou non plus. Quelque maisons nettoyées et une partie de cette ville assainie mais pas d'électricité, pas d'eau courante, c'était ça aussi de laisser mourir n'importe qui au lieu de chercher des gens utiles pour une société. Dans leur groupe, surtout des militaires, des mécaniciens, des tatoueurs, des marchands d'armes, pas d'électricien ou plombier ou qu'importe le métier tant que c'était vraiment utile pour la survie.

Et des trucs pour la survie, ils devaient en faire des tas. Des surveillances, voir si les morts ne se réveillaient pas et ne venaient pas les emmerder, mais aussi voir s'il n'y avait pas d'autres clans avec lesquels se battre ou des clans plus vulnérable à voler. Perchés sur le toit de sa voiture, il faisait parti d'une ronde ce soir là, fumant une clope qu'il avait trouvé. Le tabac était juste dégueulasse, passé depuis le temps, mélange entre fade et juste dégueulasse mais c'était toujours mieux que rien du tout. Du grabuge en face, une voiture qui roule n'importe comment jusqu'à... plus rien du tout. Il sifflait les hommes de garde avec lui, roulant ensemble jusqu'à ce lieu et sortant. Voir une voiture, signifiait souvent ; pièces de rechanges, essence, huile, divers denrées rares de nos jours qui leur seraient bien utiles. Un des mec pissait le sang le gorge ouverte et semblait être mort ou pas loin, à voir si les tremblements étaient du aux spasmes ou à la douleur. Il y avait un autre, debout, avec une batte de baseball avec du sang et visiblement de la chair. Forcément, ils sortaient leur armes, il fallait être vraiment con pour prendre des risques maintenant. Il s'approchait, la seule chose pouvant les éclairer, c'était les phares de leur voitures qui éclairaient un peu trop pour qu'il ne capte qui s'était.

Attends.

Il s'approchait davantage et se mettait à rire.

Me dites pas que c'est cette petite chienne d'Harrington.

Fou rire total. Ses membres perplexes à l'entendre rire, sans savoir comment réagir. S'inquiéter, s'avancer, aucune idée. Ils attendaient à regardant la scène. Il baissait son arme, la rangeait même dans son étui attaché à sa ceinture. Il avait un peu de mal à croire que c'était bien lui mais la batte puis la coupe, c'était quand même plus simple à croire que des morts qui se relèvent pour essayer de les bouffer.

Sacré fils de pute. Toi, en vie, ici ? J'aurais plutôt parié que tu serais le premier à te faire bouffer.




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Message Sujet: Re: Shit, is that you ? [Harringrove] Shit, is that you ? [Harringrove] Empty21.09.19 11:31


   
   

   
Shit, is that you ?

   

   
L'homme se meurt à ses pieds. C'était comme ça maintenant. Tuer ou être tuer, la loi du plus fort, ce genre de conneries à auxquels tu n'aurais jamais adhéré avant de vivre une telle situation. Tu savais ce qui allait se passer. Si tu ne lui explosais pas le crâne dans les minutes qui allaient suivre, tu allais avoir un autre problème à gérer. Mais ton attention est prise pendant un bref instant par la voiture qui est la tienne. Inej n'allait pas être contente si elle voyait ce que tu avais fait de cette vieille carcasse. À cause de ta fatigue et de ton inattention. Tu jures dans ta barbe d'imberbe, fixant les dégâts. C'était sûrement réparable, à savoir si le raffut que vous avez fait n'allait pas ramener tout ce qui n'était pas vivant vers toi. Tu observes le capot qui fume en grimaçant, avant de te plonger dans ta voiture, cherchant l'arme à feu du type tombé du côté passager. Tu l'aperçois, mais tu n'as pas le temps de plonger pour aller la récupérer. De la lumière te fait voir tout l'intérieur de ton véhicule, ça ce n'était pas bon. Tu te relèves d'un seul coup, évitant de te faire mal dans l'encadrement de la porte. Des voitures, plusieurs.

« Et merde. » Tu jettes un coup d'œil à tes pieds, au cadavre qui ne bouge presque pas. Forcément, tu ne pouvais pas tomber sur un solitaire, un gars qui en avait un peu trop dans le pantalon et qui se sentait chanceux. Il ramenait la bagnole à ces petits copains bien sûr. Ou alors le karma avait décidé de te baiser et vous étions aux abords d'un campement qui avait vu votre petit spectacle. Tu ne te posais même pas la question d'amis ou ennemis, surtout quand ils sont aussi nombreux et que tu es seul. Autant de lumière te fait plisser les yeux, mais tu ne mets pas ton bras pour te protéger. La peur te mange les entrailles et tu te serres la batte de baseball entre ses doigts. Tu sens que tu colles, le sang encore frais de l'homme qui m'accule autant ton arme que tes vêtements. Tu n'aperçois que des silhouettes, impossible de distinguer leurs visages avec les phares qui t'en mettent plein les yeux. Tu calcules tes chances si tu te jettes dans la voiture pour attraper le flingue : aucune chance pour que ça marche. Ils feraient de toi une passoire en moins de quelques secondes.

Ce rire, tu le connais. Tu restes idiot, comme la plupart des personnes présentes, qui ne semblent pas comprendre non plus ce qu'il se passe. Et puis la forme se détache, ironie de la chose, ce sont surtout les cheveux qui t'interpellent. Tu avais connu un seul type qui pensait que cette coupe était cool dans les années quatre-vingt. De ton bras libre, tu frottes un peu ton œil. L'insulte, ton prénom. Et puis enfin, tu le distingues complètement. C'était une blague. C'était une hallucination. C'était un cauchemar. Ta voix reste un peu coincée dans ta gorge. Puis tu le pointes de la batte. Puis l'illumination. Ton visage se fend d'un sourire et puis c'est un rire, presque hystérique qui explose dans ta poitrine. « Dis-moi que je rêve, cette enflure d'Hargrove ! » Tu sens l'incompréhension générale qui règne autour de vous. Tu as mal à la poitrine, au ventre. La scène doit être étrange, voire même, terrifiante. Vu ton état, ce à quoi tu ressembles, avec un cadavre au pied, à rire comme un pauvre fou.

« Je suis plein de surprises. Tu m'as toujours sous-estimé connard. » Pour des raisons valides en plus. Mais Hargrove ne savait finalement rien de toi. Il ne savait rien des Demodogs, des Demogorgons… Et le Mind Flyer. Des souvenirs tout ça. Maintenant, il y avait d'autres monstres. Mais très sincèrement ? Tu les trouvais beaucoup moins terrifiants. Ils étaient lents et sans une once de cellules grises. Les autres étaient intuitifs, rapides et le dernier était intelligent. Plus dangereux tout simplement. Mais qu'il te sous-estime, c'était aussi une chance. Tu humidifiais les lèvres, te calmant enfin. Même s'il avait baissé son arme, toi, tu restais seul et quasiment nue au niveau de tes défenses. « T'étais mort Hargrove. On t'a tous vu mourir au Mall. » C'était ça ta vraie question : comment était-ce possible ? Tu n'étais visiblement pas le seul plein de surprises.

   
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